Du bouddhisme vers la présence attentive
Le bouddhisme a vu le jour grâce à Siddhartha Gautama, à la mi-parcours du VIe siècle avant notre ère. Les enseignements du bouddhisme proviennent de ses expériences contemplatives vécues en silence où il connut l’éveil, la découverte et la compréhension de la souffrance humaine (Jaspers, 2009).
Au cours des premiers siècles après sa mort, les enseignements du Bouddha, le dharma, se répandirent à travers l’Inde. Le dharma occupa une place importante pour l’ensemble de la population de ce territoire. Sa transmission s’effectuait de façon orale. Les connaissances devaient donc être apprises par cœur.
Ce n’est que bien plus tard, au début du Ier siècle av. J.-C., que les premiers écrits apparurent. Ceux-ci se trouvèrent dans une collection de volumes appelée le Canon pali. Il contenait tous les textes fondateurs du theravada (Cornu, 2006). À l’intérieur de ces ouvrages se trouvait le manuscrit intitulé le Satipatthanasutta, l’établissement de l’attention. Ce dernier représente la méthode enseignée par le bouddha pour cultiver l’atteinte de l’éveil. C’est à partir de ce texte que les moines birmans vont élaborer la méthode de méditation Vipassana.
À l’aube du XIXe siècle, le bouddhisme est apparu en Occident. Une attention particulière fut accordée à la traduction des textes du dharma, dans les cercles universitaires. Des traductions assez précises de ces textes devinrent accessibles au début des années 1930 (Kohn, 2008). Au cours des décennies, l’orientation du discours à l’endroit de cette discipline millénaire s’éloigna de la tradition religieuse dont cette pratique était issue. Ainsi, la modernisation du bouddhisme sous sa forme séculière est celle que nous connaissons davantage aujourd’hui, au sein de la culture occidentale.